Les centres PMS manifestent devant le siège du gouvernement pour réclamer un refinancement : “La détresse est toujours là”



L’an dernier, au plus fort de la crise sanitaire, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait mobilisé des moyens financiers complémentaires pour renforcer d’urgence les effectifs des CPMS, en première ligne de la détresse exprimée alors par les plus jeunes suite aux diverses restrictions sanitaires.

La mesure avait permis d’engager 265 équivalents temps-plein, soit une augmentation des effectifs de quelque 15%. Mais ce renfort, qui n’était que provisoire, doit normalement s’éteindre à la fin de ce mois de juin.

“Le gouvernement pense que maintenant qu’on a enlevé les masques (chirurgicaux) dans les écoles, tout va bien. Mais c’est tout le contraire. La détresse est toujours là, tout comme les besoins en soutien”, affirme Nicolas Lejeune, directeur d’un CPMS de la région liégeoise et porte-parole du mouvement.

Face à cette situation, le secteur demande au minimum une prolongation de ce renfort une année scolaire complète encore (soit jusqu’en septembre 2023), voire un refinancement structurel du secteur des CPMS, dont les missions se sont étoffées au fil des décennies sans que les moyens soient augmentés pour autant.

Une délégation des manifestants a été reçue par la ministre de l’Education, Caroline Désir (PS).

Selon Nicolas Lejeune, la ministre a annoncé à cette occasion chercher actuellement des moyens financiers pour prolonger le renfort jusque novembre prochain, et mettre le sujet des PMS sur la table du prochain conclave budgétaire du gouvernement de la FWB, en octobre.

Interrogée jeudi par Belga, la ministre Désir dit de son côté bien mesurer les attentes exprimées par le secteur sur leur maintien. Mais “je n’ai cependant pas de solution pérenne à ce stade pour y répondre, dans le contexte budgétaire que nous connaissons”.

Celle-ci ajoute par ailleurs que la réforme des structures CPMS envisagée par le gouvernement arc-en-ciel ne se ferait finalement pas sous cette législature.

La Fédération Wallonie-Bruxelles compte près de 200 centres PMS sur son territoire, lesquels emploient actuellement quelque 1.650 équivalents temps-plein.

Leur rôle est d’accueillir, écouter et aider les élèves de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire en matière de scolarité, d’éducation, de vie familiale et sociale, de santé ou encore d’orientation scolaire et professionnelle.



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