«Remettre à l’emploi le plus vite possible»





Comment allez-vous aider les jeunes les plus en difficulté ?


« C’est un vrai défi. 10 % de jeunes de moins de 25 ans qui sont dans la situation « Neets » : ni études, ni emploi, ni en stage, On travaille avec les partenaires d’accueil en milieu ouvert, les CPAS, certaines associations… On leur propose une méthodologie originale d’accompagnement comme dans les cellules de reconversion à peu près. Tous les jours, il y a une personne qui travaille avec eux. L’opération Coup de Boost (près de 500 jeunes y ont déjà participé) a près de 70 % d’impact positif. »


Tout cela a un coût ?


« Un conseiller Forem suit un groupe de 10, cela représente un coût évidemment… mais cela coûte moins cher que s’ils restaient au chômage. »


Les entreprises vous soutiennent assez ?


« Nous avons 352 formations à notre catalogue. Les entreprises devraient proposer davantage de stages et pouvoir aussi parfaire les formations de leurs travailleurs. Je rappelle qu’il n’y a plus de période d’essai. Les entreprises s’en plaignent. Il y a une explosion des offres par intérim parce que cela permet de tester la personne. Si les entreprises les prenaient en stage, cela leur coûterait moins cher qu’en intérim et cela donnerait une première expérience à la personne. »


La différence entre le salaire et l’indemnité de chômage est trop basse ?


« Les chômeurs qui n’ont pas de travail sont malheureux. Il y a des situations délicates quand la différence entre les allocations de chômage et le salaire est trop faible. Il faut aussi aller plus loin dans le raisonnement : le déplacement, le contrat (pas un CDD de 6 mois), la crèche pour l’enfant… un emploi, ce n’est pas juste un travail. Toute la vie quotidienne doit s’articuler autour aussi. »


Où en est-on dans les territoires zéro chômeur ?

« Ce n’est pas la solution au chômage de longue durée. C’est un outil en plus. En France, les autorités partent des besoins de la personne et ils l’aident à créer son emploi. Ce n’est pas très économe des deniers publics. Le projet wallon se distinguera du modèle français. Nous voulons partir des structures existantes. »


V.LI.





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